Installée mercredi 22 octobre à l'Elysée, la commission Balladur sur les collectivités locales tentera de simplifier l'empilement des responsabilités territoriales en France, une tâche particulièrement ardue et qui, selon l'ancien Premier ministre, "ne va pas sans risques politiques".

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Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé sa création il y a un mois à Toulon, lui a demandé des propositions "innovantes, volontaristes et audacieuses".

En effet, la France est devenue une mosaïque de structures et de pouvoirs. Actuellement, de nombreux niveaux administratifs se superposent, des 36.873 communes (dont près de 34.000 comptent moins de 4.500 habitants) à l'Etat, en passant par les intercommunalités, 100 départements, 26 régions, sans compter les collectivités à statut particulier. Les compétences se recoupent parfois et le mille-feuille est devenu incompréhensible pour le citoyen, et surtout, trop cher.

Des personnalités de droite et de gauche appartiennent au comité: outre Edouard Balladur, l'ancien Premier ministre socialiste et sénateur Pierre Mauroy qui avait mis en œuvre la décentralisation de François Mitterrand, les députés UMP Dominique Perben et PS André Vallini, président du conseil général de l'Isère, le sénateur UMP Gérard Longuet, le journaliste Jacques Julliard.

L'objectif est clair : débloquer la République en simplifiant les structures et en clarifiant compétences et financements, sans perdre le bénéfice de la proximité avec les citoyens. Le Comité Balladur devra rendre son rapport avant fin février 2009.

Je pense qu’à l’heure de la mondialisation, l’organisation du pays est incompréhensible et coûteuse, et que nous avons besoin d'une réforme de nos institutions locales, qui sont trop lourdes, trop compliquées, trop superposées et source d'inefficacité. D’autre part, les collectivités territoriales assurent près des trois quarts de l'investissement public national, il y a donc urgence à agir. Mais la réforme va être difficile à mener !