OUI, Joinville-le-Pont est une commune de l’Est parisien qui attire

Nombreuses sont les jeunes familles qui désertent les villes environnantes pour venir s’installer à Joinville, parce que notre ville sait conjuguer avec talent modernité, qualité de vie, douceur de vivre et haut niveau de service public.

Si ces familles arrivent à Joinville, c’est parce qu’elles savent pouvoir y trouver un parcours résidentiel adapté à leurs besoins, grâce à une offre sociale quantitative (notre ville compte en effet à ce jour 27,02 % de logements sociaux, pourcentage déjà supérieur à celui de 25 % exigé par la loi SRU) et une offre privée qualitative et de belle facture, avec des logements à taille humaine, agréables à vivre et répondant à toutes les exigences en matière de développement durable. Ce parcours résidentiel s’ajoute à une offre d’accueil complète pour leurs enfants, allant de la crèche à la résidence étudiante en passant par l’école, le collège et le lycée.

Si ces familles arrivent à Joinville, c’est encore parce que notre ville réussit aussi à attirer les entreprises et nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir récemment accueilli la direction back-office de la BRED, le siège social de JARDILAND, la direction commerciale de RENT-A-CAR et d’autres nouvelles entités comme DIGIMAGE, APA-DOM, TAUW, etc. Plus de 1500 emplois ont ainsi été créés sur la commune en quelques années.

Ces nouvelles familles font désormais pleinement partie intégrante de la population de notre ville, au même titre que les Joinvillais de longue date. Elles ne « remplacent personne méthodiquement » et je ne peux tolérer de tels propos.

Oui, Joinville-le-Pont change et se modernise

A l’heure de la Métropole du Grand Paris, nous ne pouvons plus vivre comme d’irréductibles Gaulois dans une ville qui résiste à tout changement. A l’heure où l’Etat demande aux communes de prendre toute leur part de l’effort collectif de construction de logements, avec un objectif de plus de 70 000 logements nouveaux par an en Ile de France, comment peut-on faire croire aux Joinvillais que rien ne doit ni ne peut bouger dans leur ville ? Assez de populisme et de démagogie ! Si ce n’est pas la Ville qui impulse son renouveau en définissant clairement ses règles d’urbanisme, c’est l’Etat qui le fera pour elle dès que la Métropole se sera vue attribuer toutes les compétences en la matière. Et l’objectif de l’Etat ne sera pas de faire du beau et du qualitatif, nous pouvons en être certains ! Voilà en partie pourquoi j’ai rejoint le collectif des Maires en Colère et manifesté cette semaine devant l’Assemblée Nationale contre la perte de pouvoirs des Maires au 1er janvier 2016.

Et voilà pourquoi, enfin, j’ai lancé une réflexion sur le nécessaire renouveau urbain de l’avenue Gallieni, en élaborant un périmètre d’attente qui limitera sa constructibilité pendant les cinq prochaines années et précèdera l’étude concertée d’un projet d’aménagement. Assez de mensonges : si l’avenue Gallieni mérite d’être réhabilitée, elle n’est en aucun cas promise à devenir « un canyon urbain » !

Par ailleurs, souvenons-nous un peu de l’année 2007 : cette année-là en effet, à l’aube des élections municipales, l’ancien Maire Pierre Aubry, soutenu par son fils Olivier Aubry, faisait voter un projet d’aménagement du quartier des Hauts de Joinville qui prévoyait des barres d’immeubles de 8 étages sur la place du 8 mai 1945, vouant ainsi le marché à disparaitre ! En tant que candidat aux élections municipales de 2008, je m’y suis vigoureusement opposé, fort de l’expérience urbanistique de la ZAC des Studios et de la ZAC des Canadiens, qu’on ne peut vraiment pas qualifier de réussites urbaines. Ma majorité a même été contrainte d'investir plus d'un million d'euros pour réparer les erreurs du passé et donner la qualité de vie qu’il manquait au quartier des Canadiens. Je n’ai donc aucune leçon à recevoir des agitateurs d’aujourd’hui emmenés par Monsieur Aubry, qui proposait de dénaturer totalement les Hauts de Joinville il y a 8 ans.

Oui, le nouveau programme immobilier sur le site ESSILOR, qui semble attiser la colère de mes détracteurs, est un programme de qualité, esthétique, faisant la part belle au développement durable

Ce programme, qui a fait l’objet de concertations en bonnes et dues formes, prévoit en effet la construction d’un groupe scolaire de 12 classes et de 169 logements, dont 10 % en accession sociale à la propriété.

Que souhaite le groupuscule anonyme (mais bien politique…) « cnotrejoinville » ? : conserver un bâti quelconque et dégradé, sur un terrain pollué, dans une rue qui a perdu son charme et son attractivité commerciale ! Nous, nous saisissons l’opportunité historique de cette opération privée pour proposer une école moderne, gaie, adaptée à la pédagogie d’aujourd’hui, dotée de 2 cours de récréation, qui disposera de 3 classes supplémentaires pour recevoir les nouveaux enfants du quartier. En matière de logements, nous avons exigé un bâti harmonieux, limité à 5 étages dont les derniers sont en retrait grâce à un système d’attiques, érigé autour d’une allée intérieure arborée et dégagé des voies de circulation publiques par des espaces aérés, destinés à protéger les habitations voisines. En complément, nous avons aussi demandé que 30 places de stationnement soit réservées à l’achat dans le parking de la résidence pour les riverains qui en sont actuellement dépourvus.

Une fois encore, je relève l’incohérence des postures de mes opposants. Comment les Verts de Joinville peuvent-il avoir une vision aussi divergente de celle de leur parti Europe Ecologie les Verts, qui prône avec la loi ALLUR la disparition des quartiers pavillonnaires au profit d’un urbanisme dense ? Comment les Socialistes joinvillais peuvent-ils crier au scandale devant des immeubles limités à cinq étages alors qu’ils proposaient, lors de la campagne pour les élections municipales de 2014, de créer une ZAC densificatrice sur le terrain ESSILOR ?

Nous ne plierons pas devant des revendications rétrogrades et passéistes, qui trompent ceux qui y pourraient y croire en leur donnant l’illusion que Joinville est immuable. Je resterai ferme sur mes convictions et sur le programme pour lequel vous m’avez élu, qui vise à :

- construire de nouveaux logements de centre-ville (logements étudiants, logements privés, logements sociaux et en accession à la propriété), qui renforceront son attractivité commerciale, son offre de santé ou son offre de services publics ; - protéger avec détermination nos quartiers pavillonnaires contre la menace de densification des dernières lois gouvernementales ; - mener à bien un programme ambitieux d’investissements, au premier rang desquels je citerai une nouvelle école primaire, un nouveau gymnase, une nouvelle crèche, une nouvelle école de danse.

Les Joinvillais m’ont fait confiance dès le 1er tour des élections municipales de 2014 pour améliorer leur cadre de vie et préserver leur patrimoine. Je leur demande de continuer à m’accorder leur confiance sur ce programme : c’est ainsi que nous pourrons, ensemble, répondre à leurs attentes et permettre à chacun de vivre en harmonie dans notre ville.