Le gouvernement doit présenter un plan pour réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros entre 2015 et 2017. Il a déjà annoncé que les collectivités allaient devoir se serrer la ceinture et devraient voir les dotations de l'État réduites de 10 milliards sur trois ans, selon Les Échos. Dès 2015, la baisse atteindrait 3 milliards d'euros.

Il faut bien entendu que le secteur public local consente à mieux gérer ses finances là où des efforts sont demandés à chacun d’entre nous. Mais il est normal que les Maires s'inquiètent des effets d'une réduction accélérée des dépenses sur la croissance et les territoires.

Un scénario à 10,5 milliards d'euros de dotations en moins amputerait la capacité d'autofinancement des collectivités territoriales de 76 % à l'horizon 2017, faisant peser un risque non seulement sur l'investissement des collectivités, mais sur l'entretien des équipements. C’est la relance de toute l’économie française qui pourrait alors s’en trouver impactée à un moment où, au contraire, tous les efforts devraient converger vers le soutien de la croissance.

Moins de dotations, donc moins de ressources, c'est plus d'impôts locaux ou moins de services rendus à la population et moins d'investissements. Surtout au moment où le gouvernement par ailleurs passe des lois non concertées infaisables en l’état telles que la réforme des rythmes scolaires. C’est sur les collectivités locales que retomberont les responsabilités de maintenir un service public acceptable et les mécontentements des usagers le cas échéant.