Dernier exemple en date :

Jérôme Cahuzac au micro d'Europe 1 il y a un mois, déclarait :

"On demande un effort considérable en 2013. (…) La réforme fiscale a été votée et je crois qu’on ne peut pas demander davantage au contribuable désormais. Il faut une stabilité fiscale, car demander davantage serait probablement demander trop et parce que les contribuables et les entreprises ont besoin de lisibilité. Il faut pouvoir savoir ce qu’il en sera dans un, deux ou trois ans. En tant que ministre du Budget - et je ne fais que reprendre les propos du président de la République - je vous indique que, désormais, c’est la stabilité fiscale qui est la politique du gouvernement durant tout le mandat."

Menteur !

Après les déclarations du Président de la République au Salon de l'Agriculture qui disait qu'en 2014 il faudrait augmenter "subsidiairement les prélèvements obligatoires", Jérôme Cahuzac annonçant devoir trouver pas moins de 6 milliards d'euros supplémentaires en 2014, a déclaré ce matin au même micro d'Europe 1, à la question " : "dans la poche de qui?" : "dans la poche des uns, des autres, de tout le monde (...) de toute façon nous les trouverons".

C'est rassurant ! Drôle de définition de la stabilité fiscale...

Ce serait presque amusant si ce n'était pas aussi pathétique. Le coup de matraque fiscal va encore s'alourdir dans une France étrillée par la crise. La parole politique gouvernementale n'a plus aucun sens.