Le Gouvernement et la majorité de gauche ont décidé d'aller encore plus loin et je suis indigné. Ainsi le 3 décembre un fonds de soutien de 50 millions d’euros a été voté. Il a pour vocation d’apporter une aide financière aux collectivités gangrénée par les emprunts toxiques qu'elles ont contractés. Pour financer ce fond, les collectivités dans leur ensemble verront 25 millions de dotations disparaitre, l'Etat finançant l'autre moitié.

Au-delà de l'aspect brouillon de cette initiative (le cout de sortie des emprunts toxiques est évalué à 10 milliards), c'est encore une fois faire payer les communes bien gérées qui n'ont pas succombé aux sirènes de taux anormalement bas (Joinville en fait partie) au profit des communes mal gérées qui ont pris des risques inconsidérés et qui, ne l'oublions pas, payent le prix fort après en avoir profité grassement. La déresponsabilisation de l'action publique atteint son comble et est très révélatrice de la pensée de la gauche. La bonne gestion, la rigueur dans le pilotage des finances, le sens des responsabilités lorsqu'il s'agit d'argent public, etc. ne sont décidément pas des priorités du gouvernement.

Je m’associe à la vive réaction de mon collègue Philippe Laurent, Maire de Sceaux et expert en finances locales que l'on connaît pourtant pour sa modération : "C'est totalement inacceptable. Le gouvernement et une bonne partie du Parlement méprisent les élus locaux. Cela augure mal de la suite."