Du péage urbain au péage interurbain

Les transports sont aujourd'hui saturés et le gouvernement temporise sur le Grand Paris Express. Seul le développement des transports en commun facilitant les déplacements de banlieue à banlieue et vers la capitale peut permettre de désengorger le trafic routier et de lutter contre la pollution automobile. Le Grand Paris et ses réseaux de transports doivent accompagner les mesures visant à restreindre la circulation automobile avant de contraindre les citoyens sans leur proposer d'alternative viable. Si le maire de Paris ne retient pas l'idée londonienne d'un péage urbain, il souhaite créer un péage sur les autoroutes franciliennes qui gravitent autour de la capitale. Ce souhait ne relève absolument pas du pouvoir de Paris mais du conseil régional et des conseils généraux. Que dirait les parisiens s'il leur était demandé de s'acquitter d'un péage pour sortir de la capitale pour rouler en Ile de France ?

La limitation de la vitesse sur le périphérique de 80 à 70km/h réduirait les émissions polluantes. J'affiche le même souhait pour le tronçon A4/A86. Cela permettrait en outre de réduire les nuisances sonores que subissent les riverains de cette portion d'autoroute qui surplombe le territoire joinvillais.

Paris est en Ile de France, pas une ile en France

Afin de mettre en marche ses projets pour Paris, le maire de Paris serait bien inspiré de mettre ses idées en cohérence avec les actions -et les renoncements- du gouvernement qu'il soutient. Cela passe par l'émergence du Grand Paris Express dont notre Orbival avait rejoint le tracé. Paris sera toujours Paris mais Bertrand Delanoé ne doit pas oublier que, passé l'enceinte du périphérique, l'Ile de France est un territoire administré par des instances incontournables.

Mais que monsieur le maire de Paris et les parisiens se rassurent, ils sont en permanence les bienvenus partout en Ile de France, cette région qui nous appartient à tous et sur laquelle il fait si bon circuler librement.