Deux points majeurs ont retenu l'attention.

La réforme de l'espace Schengen et la question de l'immigration. Après avoir sauvé l'euro en faisant davantage converger les politiques économiques des pays de la zone euro, Nicolas Sarkozy estime indispensable de réformer le système Schengen. L'espace Schengen, effectif en Europe depuis 1995, permet aux citoyens européens de circuler librement à l'intérieur des frontières. Cet avantage risque cependant de se retourner contre les pays européens. En effet, le système Schengen repose sur l'efficacité des frontières extérieures. Certains pays européens ayant une politique d'immigration moins vigilante que d'autres, l'Europe donc la France continuera d'accueillir les peuples ne faisant pas partie de l'Union européenne malgré elle et malgré des difficultés économiques importantes. La frontière greco-turque pose aujourd'hui problème, mais également la frontière avec la Roumanie et la Bulgarie, pays à fort taux de criminalité. Cette immigration non voulue par la France impacte directement notre système de soins. Notre aide médicale d'Etat rembourse le plus large panier de soins en Europe. Il faut savoir que la France est le pays qui compte le plus de demandeurs d'asile en Europe avec 57 000 en 2011. Dans ce contexte économique et financier difficile, la France ne peut plus se permettre de continuer à accueillir des étrangers quand ses propres citoyens ne vivent pas toujours dans des conditions décentes. L'Europe doit donc travailler sur la convergence d'une politique d'immigration compatible avec ses capacités d'accueil et qui ne compromet pas son régime de protection sociale.

Nicolas Sarkozy a affirmé que si ces nouvelles dispositions concernant l'espace Schengen n'étaient pas appliquées dans un délai de 12 mois après l'élection présidentielle, la France prendrait ses responsabilités en suspendant sa participation à l'espace Schengen, comme l'ont déjà fait la Grande-Bretagne, l'Irlande et le Danemark.

Dans un deuxième temps, Nicolas Sarkozy a fait le point sur la situation économique et commerciale européenne. Pour lui, il est indispensable d'avoir une politique commerciale européenne qui défende nos entreprises et nos emplois par un Buy European Act. Depuis 1994, l'Union européenne a ouvert ses marchés publics à tous les pays donc à une concurrence internationale forte. Cependant, de nombreux pays comme les Etats-Unis, le Canada ou le Japon n'ont pas signé cet accord plurilatéral sur les marchés publics (AMP). Nous sommes donc plus facilement en difficulté commerciale à niveau international. Nicolas Sarkozy préconise que l'Union européenne conditionne l'accès à nos marchés publics à la réciprocité de la part des autres pays, afin de mettre à nouveau en valeur nos produits.

De même, il donne un délai de 12 mois pour appliquer ce projet. Dans le cas contraire, la France choisira de réserver ses marchés publics aux entreprises européennes qu'elle opposera à tous les pays dans le monde qui ne pratiquent pas la réciprocité à notre égard.

Nicolas Sarkozy a souhaité proposer également une part des marchés publics européens pour ses PME, ce qui aiderait considérablement les petites et moyennes entreprises européennes à se développer. Cette aide prendrait la forme d'un Small Business Act qui, s'il n'est pas appliqué dans un délai de 12 mois, sera utilisé par la France.

Des promesses lourdes de sens pour l'avenir et un programme intelligent pour notre candidat à l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a su convaincre. A nous de continuer à lui montrer notre soutien !

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