Malgré une crise financière hors du commun en 2008 et malgré l'effondrement de la croissance en 2009 et 2010, nous avons su voter des réformes structurelles pour affronter l'avenir la tête haute.

Je pense ici à la réforme des retraites et celle des régimes spéciaux. Je pense au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Mais je pense également à l'instauration du service minimum dans les transports et à l'école, ou encore à l'autonomie des universités. Réformes qui nous ont permis de réduire nos déficits sans fragiliser la qualité des services publics.

Concernant la compétitivité des entreprises, nous avons supprimé la taxe professionnelle et créé le crédit impôt recherche. Nous avons créé une banque de l'industrie chargée d'aider toutes les entreprises et en particulier les PME. Le coût du travail s'est vu réduit pour les entreprises et le chômage pour les jeunes a été largement affaibli grâce à l'incitation à l'alternance ou l'exonération de charges à l'embauche d'un jeune par une TPE. Enfin, je n'oublie pas le système suicidaire des 35h pour les entreprises qui a été assoupli.

Du côté social, nous avons revalorisé les minima sociaux de 25% (allocation adulte handicapé (AAH), minimum vieillesse). J'ajoute que nous avons mis en place des mesures pour lutter contre les fraudes sociales et ainsi préserver notre système social et de santé.

J'en viens maintenant à la sécurité. Beaucoup a été fait dans ce domaine également avec notamment l'instauration des peines planchers.

Afin de préserver notre modèle républicain et laïc, nous avons fait passer l'interdiction du port de la burqa dans les lieux publics.

La lutte contre l'immigration illégale a été consolidée avec 30 000 immigrés clandestins reconduits à la frontière tous les ans.

Nous avons bien sûr voté toutes ces mesures dans un souci de réduire la dette publique. Les mesures anti-déficit décidées au Parlement permettront un retour à l'équilibre des finances en 2016.

C'est donc dans ce contexte de difficulté économique, politique et financière que nous avons voté toutes ces mesures chargées de sens et d'espoir. C'est donc avec émotion que la session parlementaire s'est achevée mardi, tournée vers l'avenir.