Nicolas Sarkozy a souhaité mettre l'accent sur l'emploi et la sortie de crise.

Après s'être battu pendant 6 mois avec ses homologues européens pour enrayer la crise financière, il souhaite désormais relever le défi de la crise économique. Pour cela, une seule solution, poursuivre la dynamique des réformes. Comme le Président l'a rappelé, la France est un grand pays, elle a de nombreux atouts, une économie solide, une bonne cohésion sociale, un système de formation efficace. Mais ce n'est pas en continuant avec les 35 heures que la France réussira à réduire l'écart de compétitivité avec les pays qui l'entourent, comme l'Allemagne aujourd'hui.

Quelles réformes pour l'emploi?

1/ Stopper l'hémorragie industrielle : alléger les charges qui pèsent sur l'emploi.

Il a donc expliqué qu'il était prioritaire de lutter contre les délocalisations, liées à nos charges sociales très élevées. Il faut donc baisser ces charges.

Ainsi, les cotisations familiales seront supprimées pour les salaires inférieurs à 2,1 SMIC et celles entre 2,1 et 2,4 SMIC seront fortement réduites. Ces réformes permettront une économie de 13 milliards d'euros et protégeront l'emploi des ouvriers et des employés qui sont les plus exposés à la mondialisation. Cette impulsion permettra d'alléger le coût des produits français, de renforcer nos exportations et de relancer l'emploi en France. On produira et consommera davantage Français.

- Toujours dans la même logique, il faudra changer le mode de financement de notre protection sociale. Le manque à gagner lié à la baisse des cotisations sera compensé par une hausse de TVA (limitée à 1,6 point). La hausse de la CSG sur les revenus du capital atteindra 2 points. Attention: cette réforme ne concernera pas les biens de première nécessité (alimentation, médicaments...) ni les produits aujourd'hui au taux réduit de 7%. Les pensions de retraite et les minima sociaux sont indexés sur les prix et restent à l'abri d'un impact de la TVA.

2/ Protéger l'emploi : les accords pour l'emploi

Des accords collectifs pourront être négociés dans les entreprises pour aménager la durée du travail et les rémunérations quand l'emploi est en jeu. Si les partenaires sociaux sont d'accord, le temps de travail pourra augmenter et les emplois seront alors conservés durant la durée de cet accord pour l'emploi.

3/ Soutien de l'emploi et de l'économie au quotidien

Lutter contre le chômage: - 100 millions d'euros supplémentaires pour le chômage partiel. - Dispositif zéro charge pour l'embauche de jeunes dans les petites entreprises. - Plan massif de formation pour tous les chômeurs de longue durée.

Alternance: Les entreprises de plus de 250 salariés devront avoir un quota de 5% de jeunes en alternance.

Création d'une banque de l'industrie pour soutenir les PME. Il s'agira d'une filiale d'Oséo, dotée d'un milliard d'euros de fonds propres.

4/ Moraliser le capitalisme: Taxe sur les transactions financières

Cette taxe sera présentée au Parlement en février et portera sur les actions et certains produits dérivés. Elle rapportera un milliard d'euros.

La gauche a parlé de cette réforme pendant 30 ans, le Président de la République la lance aujourd'hui.