En l’espace de seulement trois jours, l’emprunt de la région Ile-de-France pour l’année 2012 aura augmenté de 24 millions d’euros supplémentaires pour atteindre un montant total de 856 millions d’euros, soit 11 fois plus qu’en 2002.

Ces choix ont une conséquence directe sur la dette régionale qui atteint aujourd’hui près de 100% du budget de la région. Le coût de son remboursement annuel est désormais supérieur de 140 millions d’euros aux investissements dans les transports.

Avec des recettes en augmentation de 5,1% (+ 190 M €), grâce à l’Etat, la majorité PS-EELV-PCF avait pourtant la possibilité de faire beaucoup mieux en donnant très clairement la priorité à l’investissement.

Au lieu de cela, la majorité de gauche a préféré une nouvelle fois laisser filer les dépenses de fonctionnement en sacrifiant des investissements pourtant essentiels pour l’avenir de notre Région comme les lycées, la formation professionnelle et l’apprentissage, l’enseignement supérieur et la recherche ou le logement des jeunes et des apprentis, qui tous subissent une baisse à deux chiffres.

Les élus du groupe Majorité Présidentielle déplorent que la majorité régionale ait rejeté leurs amendements-phare en matière d’investissement, en particulier celui proposant 33 millions d’euros supplémentaires pour la rénovation des RER.

La majorité PS-EELV-PCF qui a reçu un Superbonus de 119 millions d’euros de l’Etat pour moderniser les transports a préféré détourner une partie de cet argent pour s’acheter un troisième hôtel particulier dans l’arrondissement le plus cher de Paris (75007).

Pour toutes ces raisons, les élus du groupe Majorité présidentielle n’ont pas voté ce budget qui est un contresens économique absolu.

Face à un exécutif régional qui a manifestement perdu tout contrôle de la réalité économique et financière, le groupe Majorité présidentielle continuera à démontrer tout au long de la mandature qu’il est possible de faire beaucoup mieux avec les mêmes moyens et d’inverser une logique budgétaire qui est aujourd’hui une menace pour l’avenir des Franciliens.