François Fillon a tout d'abord regretté la décision unilatérale du Premier Ministre grec, M. Papandréou, de lancer un référendum sur le plan de sauvetage européen. En effet, lors de l'élaboration de ce plan de sauvetage, né après des heures de négociations entre les pays membres de l'Union européenne, M. Papandréou n'a à aucun moment mentionné sa volonté de lancer un référendum.

Cette situation difficile permet néanmoins de tirer des enseignements politiques et d'organisation de l'Union européenne et de la zone euro, situation qui se transformera peut-être en abandon de souveraineté pour certains pays.

François Fillon a souligné que dans l'immédiat, 3 objectifs étaient à atteindre :

- Dans un premier lieu, la mise en oeuvre de ce plan de sauvetage adopté à l'unanimité par les 17 membres de la zone euro permettra la résorption de la dette grecque tout en maintenant la Grèce dans la zone euro.

- Dans un second temps, il a souhaité rappeler que la solidarité européenne était la contrepartie pour que la Grèce accepte d'assainir ses comptes. Ces deux points étant intimement liés. A ce titre, la France et l'Allemagne ont réuni les institutions européennes pour examiner dans quelles conditions les engagements pris seront tenus dans les meilleurs délais. Ainsi, notre gouvernement a demandé à ce que les banques françaises soient exemplaires dans la mise en oeuvre de ce plan.

- Enfin, François Fillon a rappelé au peuple européen et en particulier au peuple grec qu'on ne peut pas vouloir être dans l'Union européenne pour bénéficier de la solidarité et toutefois échapper à la discipline.

Le Premier Ministre a mis en avant le fait que les Grecs devront se prononcer rapidement s'ils souhaitent conserver leur place dans la zone euro. Il a conclu en admettant que le chemin de sortie de crise sera long et plein de sacrifices, mais qu'il est important de garder espoir.