En 2011, ce budget avait été considérablement réduit. L'Etat avait notamment baissé de 27% les crédits affectés à l'action « Entretien et exploitation du réseau routier national ».

En tant que membre de la mission d'information sur la sécurité routière, et député-maire d'une circonscription où sévit tous les jours le plus gros bouchon autoroutier d'Europe avec l'A4/A86, il était de mon devoir de souligner que les coupes sur le budget de l'entretien de notre patrimoine routier sont une fausse économie. Je repense ici aux épisodes neigeux de l'hiver dernier, mais aussi aux problèmes du bruit et au traitement des eaux de pluie. La dégradation accélérée et certaine de ce patrimoine génèrera au final des investissements bien plus importants que les économies réalisées. C'est d'autant plus vrai que le schéma national d'infrastructures de transport présenté en janvier 2011 pointait que 16% des chaussées étaient déjà en mauvais état.

J'ai noté que le gouvernement avait augmenté le budget des actions liées à l'Entretien et l'exploitation du réseau routier national et au Soutien, à la régulation, au contrôle et à la sécurité des services de transports terrestres pour le projet de loi des finances 2012.

Fort de ces évolutions budgétaires, j'ai demandé à Thierry Mariani quelles actions concrètes le gouvernement avait prévu pour entretenir et rénover le réseau routier d'Ile-de-France pour l'année 2012 et plus particulièrement concernant les murs anti-bruits brisés ou dégradés. J'ai également demandé si ces augmentations de budget entre les années 2011 et 2012 seraient suffisantes pour satisfaire les nombreuses demandes d'élus locaux sur l'entretien courant des ouvrages (réfection de tapis endommagés, écran anti-bruits, etc), demandes systématiquement refusées les années précédentes.

J'ai relayé cette question par une question écrite au gouvernement au mois d'octobre. Je ne manquerai de vous transmettre la réponse de Thierry Mariani dès qu'elle nous parviendra.

Vous pouvez d'ailleurs consulter toutes les questions écrites que j'ai posées depuis le début du mandat en cliquant ici.