1. Inaudible !

Monsieur Benoit WILLOT a tout d’abord estimé que le procès verbal du Conseil municipal était de la « bouillie » (je le cite) et a clairement dénoncé le fait que je supprimerai sciemment les interventions de l’opposition. La victimisation systématique atteint les limites du ridicule et de l’offense. Ceci pour deux raisons :



- Vu la qualité des interventions de Monsieur Benoit WILLOT qui, à chaque conseil, se décrédibilise un peu plus je n’ai aucun intérêt à cacher quoi que ce soit. - J’ai imposé l’enregistrement audio des conseils municipaux, leur retranscription intégrale, et leur diffusion audio et écrite sur le site internet de la Ville. C’était mon engagement de transparence et je l’ai tenu.



Il est vrai que, pour être audible et voir ses propos retranscrits, il faut ouvrir son micro et s’astreindre ainsi à une forme de discipline. A chaque début de Conseil, je rappelle aux conseillers d’être vigilants sur ce point. Lorsque Monsieur Benoit WILLOT fait une intervention, bras croisés, sans allumer son micro, calé au fond de son fauteuil (certes confortable) : ses propos ne sont pas repris.




2. De quoi parle-t-on ?


Monsieur Benoit WILLOT a estimé hier qu’il ne pouvait raisonnablement voter pour une délégation donnée au Maire permettant de mobiliser une ligne de trésorerie. Son argument : "regardez les villes qui se sont endettées avec des produits dangereux, le conseil municipal doit exercer un contrôle".



Le plus triste, c’est qu’il n’a visiblement pas compris l’objet de la délibération et qu’il ne se souvient plus de ce que le Conseil a déjà voté par le passé :



- le Conseil m’a déjà accordé une délégation pour contracter des emprunts en mars 2008. Je vous rassure : notre dette est gérée en bon père de famille sans aucun contrat structuré. D’ailleurs Monsieur Benoit WILLOT a indiqué quelques minutes plus tard que « tout n’était pas à jeter » dans le budget notamment la bonne gestion de la dette. - La délibération présentée hier visait simplement l’utilisation d’une ligne de trésorerie permettant de gérer au mieux la différence entre notre encaisse et nos besoins de paiement (et donc de réduire les couts induits). Tous les chefs d’entreprises connaissent cela. C’est un outil qui se doit d’être réactif et actualisé tous les jours. Il est donc incompatible avec le rythme des conseils municipaux qui a lieu tous les mois !




3. Les jeunes joinvillais ne méritent pas les abeilles !


Monsieur Benoit WILLOT a voté contre le partenariat que j’ai proposé hier avec l’Union Nationale des Apiculteurs de France. Il a estimé que le cout de cette opération qui vise à installer six ruches et proposer un programme éducatif aux jeunes joinvillais était trop élevé tournant en dérision le but du projet. Il préfèrerait que ces sommes, 9000 € par an, soit distribuées à des associations.



Où est le rapport ? La ville verse cette année 1,8 million d’euros de subventions, une augmentation de quasiment 6% par rapport à l’année dernière. C’est un effort important et soutenu.



Pour ma part, je crois que la Ville doit se donner les moyens d’inviter les plus jeunes générations à comprendre l’importance de la nature en ville.



Ce qui est le plus étonnant, c’est que parmi les collectivités qui ont signé un partenariat avec l’UNAF, la très grande majorité sont socialistes…Allez comprendre.




4. Contre les subventions …


Madame Sylvie MERCIER a hier voté contre toutes les demandes de subventions que la Ville a sollicitées pour la construction de son futur équipement sportif et culturel. Elle est contre ce projet. C’est son choix. Pour autant, on ne demandait pas hier de voter pour ou contre le projet mais simplement de solliciter d’autres financeurs pour alléger le poids de l’investissement communal. Et bien sur cela aussi, elle est contre. Elle a été la seule.



5. Le gel des taux d’imposition : l’opposition souhaite-t-elle une hausse ?



Hier soir, nous avons décidé le gel des taux communaux pour limiter la pression fiscale sur les Joinvillais. La bonne gestion des dépenses de fonctionnement de la collectivité le permet et il est hors de question de surmobiliser l’impôt en ces temps de crise. L’opposition s’est abstenue. Pourquoi ? Souhaitait-elle les augmenter ? Par contre, ses membres ont tous voté pour le gel du taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.



6. Le vote du budget : non, ce n’est pas important



C’est ce que doivent se dire Monsieur Olivier AUBRY (chef de groupe), Madame Florence WEISSLER LOPEZ et Madame Marie-France ASTEGIANI-MERAIN qui ne sont pas venus hier en Conseil Municipal. Bien entendu il manquait aussi des membres de ma majorité mais s’il y a un moment privilégié où l’opposition se doit de présenter un projet alternatif, c’est bien au niveau du vote du budget. C’est d’ailleurs ce qu’ils nous avaient promis au moment du débat d’orientation budgétaire : "nous nous positionnerons au vote du budget" disaient-ils ! Et bien non. Monsieur Areski OUDJEBOUR a parlé technique de présentation comptable, Monsieur Benoit WILLOT a additionné les chiffres pour voir si les additions étaient bonnes, et les autres (ceux présents bien sûr) n’ont rien dit.