Dans l’hypothèse d’un tarif unique mensuel à 65 euros, ce sont plus de 50 % des Franciliens détenteurs d'un Pass Navigo qui paieraient plus cher pour des transports encore plus dégradés. En effet, cette hausse de tarif conduirait pour le STIF à une perte de recettes de 550 millions d’euros par an. Elle aurait ainsi des conséquences désastreuses pour l’investissement et l’amélioration de la qualité des transports. Le STIF se condamnerait ainsi à l’impuissance face aux retards et aux annulations à répétition, qui ne disparaîtront pas sans un plan d’investissements d’urgence. Quel que soit le scénario retenu (Pass Navigo à 65, 79 ou 89 euros), les usagers seront sacrifiés pour payer le prix de l’accord électoral d’entre deux tours des Verts et des Socialistes sur le tarif unique. Pour un Pass Navigo à 79 ou 89 euros, ce seraient même 75 % des Franciliens qui seraient frappés par ces hausses, qui atteindraient 30% pour un abonné sur deux !

Jean-Paul Huchon doit aujourd'hui choisir entre une promesse démagogique qui n'avait jamais été budgétée et une augmentation irresponsable des tarifs. Dans un cas comme dans l'autre, il sera l'otage de sa majorité composite, manifestement incapable de se retrouver sur une politique commune de transports !

Pour Valérie Pécresse et les élus du groupe de la Majorité présidentielle du Conseil régional d'Ile-de-France, les Franciliens ont le droit de savoir quel va être le nouveau tarif unique et ses conséquences. C'est pourquoi elle demande que la question de l'évolution des tarifs soit inscrite à l'ordre du jour du prochain conseil du STIF qui aura lieu le 9 février.