Par notre histoire, un lien particulier uni la France et la Tunisie puisqu'il y a un peu moins de soixante ans, elle était encore sous protectorat français.

Aussi, de nombreux tunisiens, ou français d'origine tunisienne, gardent logiquement des liens avec ce pays et nous invitent aussi à nous y intéresser.

On parle de "révolution", de "révolte du peuple", de "fin d'une tyrannie". Les images que nous recevons grâce aux médias sur place sont parfois dures et il est toujours difficile d'avoir un jugement sur une révolution qui inévitablement, produit des débordements. Quoi qu'il en soit, je souhaite à tous les Tunisiens que ce mouvement soit celui qui fondera les bases d'un prochain édifice démocratique. Car ne nous y trompons pas, la construction d'une démocratie est longue. La République en Tunisie ne voyait le jour qu'en 1957 et n'avait connu jusqu'à aujourd'hui que deux présidents.

Ce qui est maintenant certain, c'est que le départ de Ben Ali va entraîner un mouvement. Un mouvement qui nous le souhaitons, sera favorable au peuple tunisien et permettra de construire les bases d'un régime respectueux de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.

En tant que maire de Joinville, je souhaitais transmettre à la communauté tunisienne de Joinville mes meilleures pensées.