Utiles pour Joinville, utiles pour les Joinvillais, ceux qui m'ont apporté leur confiance en faisant le choix d'une forme de rupture en 2008. Je veux leur dire que ce mandat de député, il peut être une chance pour notre ville : l'occasion de faire avancer des dossiers prioritaires, tels que la résolution des nuisances produites par l'A4/A86, ou encore le dossier bloqué du Transvaldemarne. Je vous l'écrivais dans l'un de mes posts il y a quelques jours, je reste un maire désireux d'obtenir le meilleur pour sa ville.

Utiles aussi pour la France, mon pays. Et je n'ai pas peur d'utiliser de grands mots pour décrire une grande fonction. La politique est pour moi une véritable passion. Cette passion, c'est Joinville qui me l'a donnée bien sûr, car mon tout premier engagement public a été pour elle. J'étais d'ailleurs loin de me douter qu'un jour, j'aurai une place parmi les représentants des 577 circonscriptions françaises à l'Assemblée Nationale ! Il est aussi vrai que je suis considéré comme un "nouveau" dans ce milieu politique. Je n'ai jamais voulu et n'ai jamais fait de mes mandats un métier, ce qui m'a toujours permis de garder mon indépendance, ma liberté d'idées et d'actions. Si ces quelques années d'expérience m'ont appris l'importance de garder la confiance des citoyens, elles m'ont aussi enseigné la valeur et le respect des fonctions représentatives. C'est pourquoi, je ne peux réduire le mandat de parlementaire à celui d'un défenseur des seuls intérêts joinvillais. J'aurai le devoir d'apporter mon énergie à de grandes causes nationales, par exemple dans le cadre de la commission du développement durable où je vais siéger. Je crois qu'à la sortie d'une crise telle que nous l'avons vécue, il est urgent de repenser nos modes de fonctionnement, voir même certains fondamentaux. En cela, un grand projet de société avait été initié lors du Grenelle de l'Environnement. Je souhaite aujourd'hui contribuer modestement à l'amplifier, c'est le sens du choix de siéger dans cette commission.

Je terminerai ces quelques lignes en vous demandant une faveur, au risque de vous sembler curieux : je sais bien que les 17.000 joinvillais ne lisent pas tous mon blog, mais je voudrai dire à celle ou celui qui lit cet article que la porte de la mairie reste toujours ouverte. La taille de notre ville nous permet de garder une forme de proximité et je peux vous assurer que ce qui fait tenir un maire dans ses responsabilités, qui ne sont pas toujours aussi simples que ce que certains voudraient nous faire croire, ce sont ces moments passés avec vos administrés, ces sourires, ces mercis, ces coups de gueule mêmes, tant qu'ils restent empreints de franchise.

Au final, ce que je voulais vous écrire ce matin, c'est qu'au delà de la chance de porter de telles responsabilités, ce qui me pousse dans mon action est cette capacité que la politique nous donne à pouvoir transformer, améliorer et avancer.

Merci pour votre confiance.