En refusant de voter aujourd’hui l’amendement du groupe MP qui prévoyait la participation de la Région à l’opération Campus, Jean-Paul Huchon fait le choix de rester complètement en marge du renouveau des universités franciliennes, pénalisant ainsi les étudiants et compromettant l'avenir des projets ambitieux élaborés par les enseignants et les chercheurs franciliens.

L’Ile-de-France demeure donc la seule région à ne pas accompagner cette vaste opération de rénovation de nos universités, synonyme d'innovation, de croissance et d'emplois futurs. En effet, toutes les autres régions concernées par l'opération campus se sont déjà engagées financièrement depuis plusieurs mois.

Ce choix est incompréhensible : non seulement la région capitale est celle où le potentiel de connaissances est le plus fort dans notre pays, mais c'est aussi celle où l'Etat investit le plus massivement : 2 milliards de crédits budgétaires auxquels s’ajoutent 2 milliards de dotations en capital. Soit 4 milliards d’euros pour la période 2007- 2013.

Le constat est sévère : en ne consacrant que 282 euros par an et par étudiant contre 781 euros pour la région Aquitaine, l’Ile-de-France n’occupe, parmi les régions métropolitaines, que le 20ème rang sur 22 en matière de dépenses d’enseignement supérieur et de recherche.

Contrairement aux affirmations de Jean-Paul Huchon ce ne sont pas 1,3 milliard d’euros qui ont été dédiés à la recherche sur la précédente mandature, mais près de deux fois moins : 784 millions, soit tout juste 3,5 % du budget de la région.

Enfin, nous dénonçons les fausses promesses de Jean-Paul Huchon qui annonce depuis 2009 une augmentation des dépenses en matière d’enseignement supérieur et de recherche qui ne se concrétise pas. Il prévoit désormais d’investir 900 millions d’euros sur 10 ans, soit 90 millions d’euros par an.

Loin d'augmenter les crédits consacrés à l'enseignement supérieur et à la recherche, Jean-Paul Huchon n'honorera même pas les engagements qu'il avait pris dans le cadre du Contrat de plan état-région, qui prévoit une contribution régionale supérieure à 100 millions d'euros chaque année.