Valérie Pécresse, présidente du groupe Majorité présidentielle au Conseil régional d’Île-de-France, s’inquiète de l’évolution du texte sur la réforme des collectivités territoriales.

En effet, le texte s’est éloigné de son ambition initiale de simplification du millefeuille administratif français et de clarification des responsabilités de chaque collectivité.

Les avancées prévues par le projet de loi du Gouvernement doivent être préservées. Le maintien, sous une forme ou sous une autre, de la clause de compétence générale entretiendrait en effet la confusion et l’inefficacité, en permettant aux différentes collectivités de continuer à agir dans tous les domaines. Quant à la création des conseillers territoriaux, elle risque d’être détournée de ses objectifs et de servir de paravent à un maintien de conseils régionaux et départementaux distincts. Là encore, la confusion et l’inefficacité seront au rendez-vous, alors que la région et le département doivent désormais former un couple efficace en coordonnant leurs actions et leurs décisions. L’adoption du mode de scrutin uninominal à deux tours est donc une nécessité pour mener à bien la réforme.

Valérie Pécresse souhaite donc que les principes de clarification, de simplification et de responsabilisation qui sont au cœur de la réforme des collectivités territoriales soient confortés et réaffirmés.

Elle rappelle que cette réforme fait l’objet d’un large consensus social. Les citoyens comme les experts constatent chaque jour la confusion qu’entretient l’enchevêtrement des compétences dans notre pays. Il est grand temps d’en finir avec les doublons et les financements croisés, qui ont pour conséquence l’inflation des dépenses publiques et l’explosion des impôts locaux. Face à la crise, la réforme des collectivités est plus que jamais une nécessité.

Elle constate enfin que les experts et les élus, français et étrangers qui se sont exprimés à ce sujet lors de la première convention du "Labo des idées", le think thank francilien, soulignaient l’impérieuse nécessité de spécialiser les domaines d’action de nos collectivités territoriales et soutenaient largement la réforme engagée par le Gouvernement.

Valérie Pécresse souhaite donc que l’esprit initial de la réforme soit rétabli, pour rapprocher résolument la région et le département et garantir aux citoyens le bénéfice d’une action locale responsable et efficace.


Valérie Pécresse, présidente du groupe Majorité Présidentielle au Conseil régional d’Ile-de-France, regrette le refus de Jean-Paul Huchon et de sa majorité régionale d’aligner l’augmentation de la contribution de la Région au STIF sur la hausse des tarifs imposée aux usagers depuis le 1er juillet (+ 3,9 %).

Lors de la Commission permanente qui se tient depuis ce matin au Conseil régional, le groupe MP a proposé un amendement visant à aligner l’augmentation de la contribution de la Région au STIF sur la hausse des tarifs imposée aux usagers depuis le 1er juillet (+ 3,9 %).

L’adoption de cet amendement aurait permis d’apporter près de 1,7 millions d’euros (et 6,7 millions d’euros en année pleine) de ressources nouvelles pour le financement des transports franciliens et de soulager d’autant le portefeuille des usagers.

Valérie Pécresse a proposé de réaffecter des crédits de communication institutionnelle de la Région, qui devaient être adoptés aujourd’hui, au profit de la première préoccupation des franciliens : l’amélioration de la qualité des transports en commun.

En effet, le vote de budgets de communication de 400 000 euros sur le Pass contraception qui ne devrait pourtant pas être disponible dans les lycées avant 2011, et de 230 000 euros sur l’aide a la mutuelle complémentaire alors que le coût total de la mesure ne dépassera pas 500 000 euros, est une véritable provocation au moment où la région augmente de 3,9 % les tarifs des transports en commun a la charge des usagers.

C'est pourquoi le groupe Majorité Présidentielle a proposé de redéployer ces crédits vers le STIF. Tout autre augmentation des recettes dédiées aux transports publics ne peut se concevoir qu'en cohérence avec le projet du Grand Paris adopté par le gouvernement.

Avant de demander à d’autres (entreprises, collectivités locales ou usagers) des ressources nouvelles pour financer les transports, la Région devrait commencer par prendre ses responsabilités et se montrer exemplaire en revoyant à la hausse sa propre contribution.