Valérie Pécresse, Présidente du groupe Majorité Présidentielle (MP) au Conseil régional Ile-de-France, regrette le manque d’ambition du parcours d’autonomie des jeunes proposé par Jean-Paul Huchon.

Le Conseil régional d’Ile-de-France a examiné ce matin les dispositions en faveur de l’autonomie des jeunes proposées par l’exécutif régional. Au terme de la discussion, le groupe MP n’a pu que constater la faiblesse du dispositif proposé.

Alors que le Gouvernement s’attache depuis 2007 à offrir une véritable autonomie aux jeunes, le dispositif proposé par la Région n’est composé que de mesurettes qui ne permettent pas d’atteindre les objectifs et la cible affichés.

La véritable autonomie pour un jeune d’aujourd’hui, c’est une formation de qualité qui débouche sur un emploi et un logement. C’est dans la poursuite de cet objectif que s’est résolument engagé le gouvernement avec le plan « Agir pour la jeunesse », la mise en place du RSA jeunes, le développement des dispositifs « cordées de la réussite » et « internats d’excellence », l’effort inédit en faveur du logement étudiant (41 millions pour la seule région Ile-de-France en 2009) ou le permis à un euro par jour…

La Région, de son côté, ne propose que des dispositifs destinés à quelques milliers de jeunes : l’aide à la complémentaire santé touchera au maximum 4 % des étudiants et ne leur permettra pas de couvrir leurs dépenses en soins optique et dentaire, même chose pour l’aide au permis de conduire qui concernera au mieux 0,1 % des 18-25 ans de la Région…

Le groupe MP regrette que la majorité régionale ait systématiquement rejeté ses amendements qui visaient à donner une véritable consistance à l’autonomie proposée. Jean-Paul Huchon et sa majorité ont ainsi refusé de doubler l’aide à la complémentaire santé pour la porter à 200 euros, permettant ainsi une prise en charge à 100 % des soins optiques et dentaires. Refusant la transparence, la majorité régionale a également refusé d’adopter un amendement du groupe MP visant à rendre public les critères d’attribution des aides versées par le Fonds régional d’aide sociale.

Concernant le dispositif Pass contraception, et face au refus de l’exécutif régional et de sa majorité de prendre le temps d’articuler son dispositif avec les professionnels de santé et avec le plan, plus ambitieux, que le gouvernement mettra en place à la rentrée, le groupe MP n’a pas pris part au vote. Il regrette que sur un sujet aussi important, impliquant des situations douloureuses pour de nombreuses jeunes filles, le Conseil régional ait, une nouvelle fois, fait le choix de l’affichage sur celui de l’efficacité.