En déplacement à Saint-Michel de Gère, dans les Côtes d'Armor, sur le thème de l'environnement, le Premier ministre François Fillon a aujourd’hui confirmé la «mise en œuvre» de la taxe carbone, considérée comme un moyen de lutter contre le réchauffement climatique. Il a ajouté que des propositions allaient être soumises au Parlement «dans les prochaines semaines».

La taxe carbone a été proposée le 28 juillet par une commission d'experts pilotée par l'ancien Premier ministre Michel Rocard.

La taxe carbone dont le principe a été arrêté par le Grenelle de l'environnement, devrait concerner les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) en particulier dans les transports et le chauffage, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, sur la base de 32 euros la tonne de CO2 puis jusqu'à 100 euros en 2030. Elle s'appliquerait aux ménages et aux entreprises. Les modalités seront précisées à l'automne.

En contrepartie, les classes moyennes et populaires pourraient bénéficier d'un "chèque vert" qui a été évoqué par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo ou d'une baisse des prélèvements obligatoires.

Le manque à gagner pour l'État lié à la réforme de la taxe professionnelle (TP), qui entrera en vigueur en 2010, pourrait être compensé en partie par les recettes de cette future "taxe carbone", a déclaré la ministre de l'Économie Christine Lagarde en début de semaine.