La première réunion de travail du "Grenelle des ondes", lancé le 23 avril dernier par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, la secrétaire d'État à l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet et la secrétaire d'État à l'écologie Chantal Jouanno, et dont les conclusions sont attendues fin mai, a eu lieu ce mercredi.

antennes_relais.jpg

L'association Robin des toits, ainsi que d’autres associations, comme « Priartem » et « Agir pour l’environnement », proposent de fixer à 0,6 volts par mètre d'exposition le seuil réglementaire. Ce niveau, nettement inférieur à celui actuellement en vigueur, est jugé "irréaliste" par l'Association française des opérateurs mobiles (Afom).

En France, les valeurs limites d'émission des antennes sont de 41 à 61 volts par mètre selon les fréquences utilisées, soit les seuils suggérés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Commission européenne.

Les opérateurs SFR et Bouygues ont été condamnés au démontage d'antennes en février dernier, pour des raisons esthétiques et "d'incertitude" quant à leur nocivité. Mais paradoxalement, l'Etat oblige les opérateurs de téléphonie mobile à offrir un réseau qui recouvre l'ensemble du territoire, ce qui est un besoin pour la population.

Le Grenelle des ondes devra aboutir à une solution satisfaisant les consommateurs de téléphone portable et les opérateurs de téléphonie mobile ainsi que les citoyens, associations et médecins inquiets des conséquences sanitaires des ondes, et dont on ne sait pas encore les conséquences.

Dans notre ville, je ne souhaite pas me prononcer sur la question du principe de précaution, laissant ce débat délicat aux mains des professionnels de la santé et des techniciens. Ce que je refuse, dans les projets actuellement présentés par les opérateurs, c’est la défiguration par une nouvelle nuisance visuelle, d’un quartier qui supporte déjà les pollutions sonores, environnementales et visuelles de l’autoroute A4. C’est pourquoi j’ai opposé une fin de non-recevoir au projet envisagé par les 3 opérateurs de téléphonie mobile d’installer un mat de 35 mètres Boulevard des Alliés. Si je ne remets pas en cause le droit de chacun d’accéder au service de téléphonie, je refuse que cela soit encore réalisé à n’importe quel prix pour Joinville. J’attends donc maintenant des opérateurs qu’ils reviennent vers moi avec un projet satisfaisant en matière d’insertion architecturale et paysagère, et je compte sur le Grenelle des Ondes pour régler, de façon satisfaisante, la question sanitaire des antennes.